Le Jardin aux Etoiles

Mon ptit domaine en cours d'aménagement au Sud du Maroc, au coeur du verger du Souss, à mi-chemin d'Agadir et de Taroudant, bientôt à 2 heures de Marrakech. Ni tout à fait ksar, ni tout à fait riad. Le Jardin aux Etoiles, Igher Itrane (tamazight), Hadikat Annojoum (arabe). "Si tu veux tracer un sillon droit, attache ta charrue à une étoile" (proverbe berbère). Cliquez pour agrandir les images ! Tapez votre mot-clé dans la case située en haut à gauche de cette page.

6 juillet 2009

Bananiers, grenadiers, figuiers, raisin : festival de verdure



La chaleur estivale couplée à un arrosage quotidien créent un festival de verdure au Jardin aux Etoiles. On voit ci-dessus que les bananiers de Latifa (Inchallah bientôt des bananiers de Latifa El Aissi au Jardin aux Etoiles) ont bien grandi, grâce au filet provisoire posé il y a un mois (Filets protecteurs pour les orangers, les citronniers et autres bananiers). On le distingue à l'arrière-plan sur la photo de gauche.

La suite dès que possible...




5 juillet 2009

Le carreleur de ma piscine est-il un fumeur de joints ?


La lancinante question du logo ayant été réglée (voir Coup de baguette magique : le logo du Jardin aux Etoiles au fond de ma piscine !), ma piscine a commencé à être remplie d'eau. Mon "grand vizir", Omar (à gauche), en était tout joyeux, après tant de mois d'attente ! Il a donc illico pris son bain de pied.

La bonne humeur étant contagieuse, j'ai aussi barboté dans cette première eau, en compagnie d'Azzedine (au centre). Dans l'euphorie ambiante, je me suis même laissé aller à la simulation de quelques premières brasses (à droite).


Hélas, trois fois hélas, il a fallu déchanter après cinq minutes... Il s'est en effet révélé que la bâche d'eau qui assure le flux régulier du débordement (à gauche) n'était pas étanche. Le "spécialiste" chargé de la pose du carrelage avait oublié un joint. Super !

Il a donc fallu interrompre le remplissage et transvaser l'eau de ce réservoir dans la piscine. Ali (au centre) s'est acquitté de cette tâche, à coups de seau puissants. Azzedine a ensuite décrété que Brahim, le jardinier, devait remplir le bassin au jet, sans passer par la bâche, jusqu'à ce que le joint défectueux soit réparé.

Un malheur n'arrivant rarement seul, c'est alors qu'on apprit que le joint du canal d'entrée d'eau dans la piscine était lui ausi mal posé. Bravo à notre formidable carreleur ! Avait-il fumé les joints au lieu de les installer ? Le débat est ouvert...

4 juillet 2009

Lundi soir sur France 2 : l'histoire de Nathalie et Laurent du riad Ain Khadra


Il y a quelques mois, j'avais été sollicité par une journaliste française qui s'intéressait aux adresses de nouveaux riads dont je parle sur ce blog. J'avais confirmé à cette occasion que Nathalie et Laurent, qui ont créé aux portes de Taroudant la maison d'hôtes Ain Khadra (à gauche la cour principale - voir aussi mon messsage du 23 octobre dernier Une maison d'hôtes très réussie aux portes de Taroudant : Ain-Khadra), pouvaient très bien illustrer le thème "Tout quitter pour changer de vie", qui est aussi le titre d'un magazine de France 2 produit et animé par Jean-Luc Delarue (au centre).

L'un des lecteurs de ce blog (voir les commentaires parus sous le messsage Bernadette Chirac et Farah Diba, personnalités du Souss) vient de m'indiquer que ma suggestion a été suivie d'effets. Ce lundi 6 juillet, cette émission de prime time, diffusée à 20 h. 35 (heure européenne), comprendra un reportage consacré au parcours de vie et au riad de ces deux Français du Midi (voir http://guidetv.france2.fr/jsp/prog/fiche.jspx?idProg=30305416). L'angle choisi par les enquêteurs s'intitule «Tout quitter par amour». Il romance me semble-t-il un brin les choses dans la mesure où l'avant-programme diffusé par France 2 annonce ce qui suit : "Laurent et Nathalie, 42 et 44 ans, doivent partir au Maroc pour ouvrir un riad. Mais Nathalie a du mal à s'éloigner de son fils, Sébastien, resté en France".

J'avais pour ma part plutôt retenu que Nathalie trouvait son équilibre en offrant régulièrement de son temps d'ancienne assistante de maternelle à une école située du côté d'Ouled Berhil. Quoi qu'il en soit, ce sera une pub d'enfer pour Ain Khadra (http://riad-ain-khadra.com/), ainsi que le montre déja la bande-annonce, à visionner à droite !

Mes deux tables imazighen recouvertes de verre m'ont été livrées



J'avais commandé deux tables pour mon Salon Atlas (voir Tables en bois sculptées de style amazigh recouvertes de verre). Réalisées par Brahim, patron d'Araganiagalleries à Agadir (www.arganiagalleries.com/index.html), elles viennent d'être peintes en marron et recouvertes d'un verre épais, comme je l'avais souhaité (à gauche). Dimensions : deux mètres sur un mètre.

Il s'agit d'une exécution massive : les pieds ont 12 cm de côté (au centre). Quant au logo du Jardin aux Etoiles (à droite), aucun des convives ne pourra l'ignorer ! Brahim a entreposé ces deux magnifiques pièces dans la Bergerie, dans l'attente de la finition de mon salon. Elles font d'ores et déjà l'objet de l'admiration de mes visiteurs.

3 juillet 2009

Agadir : terres cuites de Fès à gogo à la coopérative Achabab



Les artisans d'Agadir achètent tous leurs terres cuites de Fès à la Coopérative artisanale des zelligeur Achabab (à gauche - voir aussi le site http://www.cooperative-achabab.org/). J'y suis allé tout dernièrement, pour choisir d'autres zelliges. Nous avons été reçus par le directeur de la coopérative, qu'on voit à gauche de la photo du centre, aux côtés d'Ali d'Agadir et d'Azzedine, qui sont mes interlocuteurs pour les sols et la plomberie.

Je suis très satisfait du motif utilisé pour constituer les contremarches des escaliers supérieurs (voir Des escaliers esthétiques et bien visibles). Mais je voulais en changer pour couvrir les deux escaliers qui mènent du rez à l'étage puisque "l'ennui naquit un jour de l'uniformité". Et j'ai trouvé mon bonheur : toute une gamme de motifs, presque tous plus beaux les uns que les autres (à droite). Mon choix s'est porté sur un dessin végétal. Logique, n'est-ce pas ?


Cette coopérative regroupe aussi des trésors en matière d'objets en zelliges déjà montés. C'est le cas à gauche de ces petites fontaines, belles mais qu'on voit toutefois trop à mon goût, et de ce plateau de table. J'ai finalement demandé à Ali un devis pour une table allongée comportant des étoiles (qui l'eut cru ?), un peu sur le modèle du centre, mais plus petites, et comportant deux rallonges rondes qu'on peut ajouter à chaque extrémité.

Ici, vous pouvez tout demander, ou presque. On voit à droite un artisan en train de créer la déco d'une grande fontaine sur mesure.

2 juillet 2009

Massives fenêtres de bois : solidité dans la durée



Les portes-fenêtres du patio étant installées (voir Le jour entre par les portes-fenêtres et le meuble-lumière prend forme), le menuisier Abbes et ses ouvriers s'occupent maintenant des fenêtres des étages. Ils ont commencé par celle de la chambre Tiznit, dotée d'une imposte (à gauche). C'est du vrai travail sur mesure, comme toujours, ou presque, au Maroc. Au centre, Mustapha entaille le bois de sapin avant d'y visser une charnière (à droite). Ces photos montrent le caractère massif de ces fenêtres. J'ai finalement privilégié leur solidité dans la durée à une esthétique trompeuse. C'est aussi cela, une demeure privilégiant la dimension écologique.

Les rainures des cadres posés depuis plusieurs mois sont adaptées à la dimension définitive (à gauche). Jetez un petit coup d'oeil en passant aux palmiers situés en contrebas. Ca fait toujours rêver et ne cause de mal à personne...

Au centre, voilà le résultat : 10 carreaux d'égale dimension, qui laissent filtrer suffisamment de lumière sur leurs 18o centimètres de hauteur. Ainsi qu'on s'en aperçoit bien de l'extérieur (à droite), mes fenêtres sont posées à l'intérieur de leur cadre, ce qui laissera la place, sur 40 cm de profondeur, à une petite déco... à imaginer. Et qui sera sans doute verte. Evitons les bougies, qui pourraient se révéler dangereuses dans ce contexte boisé.

1 juillet 2009

Sidi Boumoussa a un nouveau président et Marrakech une présidente



Je viens de glaner sur place les derniers résultats des élections communales qui viennent de se dérouler au Maroc (revoir Elections communales marocaines : le PAM gagne, le maire d'Agadir réélu). Comme je l'espérais, la commune rurale de Sidi Boumoussa, dont fait partie mon douar d'Ouled Alioua, a un nouveau président (à gauche la maison de commune). Les responsables locaux du parti de l'Istiqlal ont en effet fait comprendre au président sortant, Mohamed Laarabi, qu'il avait fait son temps, après 12 ans passés à la tête de l'exécutif, d'autant qu'il était très contesté. Ce n'était pas non plus mon ami, et je n'en dirai pas davantage !

Le nouveau président se nomme Mohamed Laaraji. Une seule lettre de différence, mais tout change : selon les échos puisés à bonne source, il s'agit d'une personne qui ne regarde pas les autres de haut et sait trouver un terrain d'entente, y compris avec les étrangers.

Changement aussi à la tête de la ville de Marrakech (observez mon sens de la hiérarchie des localités !). Une femme, Fatima Zahra Mansouri (au centre), vient en effet d'être portée à la tête de l'exécutif de la Ville rouge. C'est la première fois qu'une femme accède à la présidence d'une cité marocaine importante. Appartenant au Parti authenticité et modernité (PAM) réputé proche du roi, cette avocate de 33 ans a de qui tenir. Elle est la fille de l'ancien pacha de Marrakech. Son regard n'en dit-il d'ailleurs pas long sur ses antécédents ?

La région Souss Massa Drâa aura aussi un nouveau président. Figure du Rassemblement national des indépendants, Aziz Akhnouch (à droite), ministre de l’agriculture et de la pêche maritime (voir Aziz Akhenouch : ministre de l'agriculture, grand patron, président de la Région), ne s'est en effet pas représenté à Tafraout, perdant tout droit à un nouveau mandat à la tête du Conseil régional. Président de cette collectivité pendant six ans, il a jeté les jalons d’un vaste programme de développement. La fin du cumul des deux fonctions publiques d'Aziz Akhenouch est sain pour la démocratie, d'autant que cette personnalité amazigh pourrait déjà occuper largement ses journées avec la présidence du groupe Akwa dont il est le propriétaire.

Brahim réceptionne deux oies en grès et récolte les figues de Barbarie



Les deux oies en grès de gauche faisaient partie du convoi de déménagement arrivé à Ouled Teima (Arrivée à Ouled Teima, 8'000 euros en moins en caisse et des dégâts en plus). Brahim, le jardinier et gardien du Jardin aux Etoiles, les a réceptionnées avec fierté, après que je les aie disposées près du Jardin du Levant (Comme en Toscane, cyprès alternés sur le chemin du Levant) et que j'ai constaté qu'il manquait une partie de patte de l'une d'elles. Encore les effets du déménagement !

La photo faite, elles ont rejoint les Lanternes en terre cuite de Sidi Bibi sur le chemin du Levant dans un endroit à l'abri. Ce genre de représentations animales est en effet extrêmement rare au Maroc. Des curieux ont immédiatement été alertés par ces oies, qu'ils croyaient vivantes. Brahim craignait donc des déprédations. L'artiste vaudoise qui les a créés n'imaginait sans doute pas la destinée marocaine de ses oeuvres...

Brahim est en train de commencer la récolte de mes figues de Barbarie. Il a ingénieusement confectionné une perche (au centre) qui permet de saisir ces fruits munis de piquants sans se blesser (à droite). Admirez avec moi cette végétation magnifique, en cliquant sur ces photos !

30 juin 2009

Arrivée à Ouled Teima, 8'000 euros en moins en caisse et des dégâts en plus



Partie de Suisse le 21 juin (voir Déménagement de Suisse au Maroc), la camionnette de Yamina est arrivée une semaine plus tard, sous un soleil triomphant, le dimanche 28 juin, à Ouled Teima (à gauche). Comme prévu, j'y étais pour réceptionner son contenu, qui a été entreposé dans un garage appartenant à Moulay Omar (voir Moulay Omar, patriarche de Houara (Ouled Teima). Celui-ci a l'amabilité de me le mettre à disposition jusqu'à ce que le Jardin aux Etoiles soit prêt à recevoir les meubles et autres objets transportés.

Connaissant la route, Yamina (au centre) n'a pas connu de problèmes particuliers, ayant négocié elle-même au mieux la question des droits de douane à l'entrée au Maroc, qui ne sont pas négligeables.

Yacine, le "petit vizir", a réquisitionné des bras marocains pour effectuer le transbordement, moyennant quelques dizaines de dirhams (à droite). Cette opération s'est ainsi effectuée en quelques minutes. Non sans dégâts.


On distingue en effet à gauche qu'une moulure en bois a été en partie arrachée par ces bras supplétifs. Certains Marocains n'ont aucune idée de la valeur des objets, y compris du point de vue de l'attachement qu'on leur porte... Tout est allé trop vite. Je me trouvais dans le garage à veiller à l'entreposage des cartons fragiles lorsque j'ai entendu Yacine s'emporter, à l'extérieur, contre les deux personnes qu'il venait d'engager. Heureusement, Omar devrait trouver sur place des artisans qui répareront ces dommages. Mais il en restera sans doute des traces. Au centre : des entailles ont été causées en cours de route, peut-être à la douane, lorsque le tapis protecteur a été malencontreusement oublié, alors qu'au départ il protégeait de manière parfaite ce dessus de vaisselier en merisier. J'ai été chagriné par ces dommages intervenus malgré les précautions prises. Et je ne suis pas sûr qu'ils soient les seuls... J'ai déjà constaté qu'une de mes oies a perdu une partie de ses pattes palmées (voir Brahim réceptionne deux oies en grès et récolte les figues de Barbarie) et qu'une petite table a subi des éraflures.

Voici à droite la trentaine de cartons, trois tapis, le lit double, un grand miroir, les vaisseliers, sept tableaux et autres objets qui attendront dans ce local de recevoir leur emplacement définitif. Un déménagement comme celui-ci représente 15 mètres cubes. Il est finalement onéreux : j'ai payé 12'000 francs suisses, frais de douane inclus, soit 8'000 euros. Ses coordonnées m'ayant été réclamées par plusieurs lecteurs réguliers de ce blog, voici le numéro de téléphone de Yamina : 0033 66 089 29 11.

22 juin 2009

Déménagement de Suisse au Maroc



Hier soir a eu lieu le déménagement de meubles, de tapis, de livres, de lampes, ustensiles de cuisine et autres tableaux qui, de Suisse, vont rejoindre le Jardin aux Etoiles. J'ai fait appel à cet effet à Yamina (à gauche) et à son fils Mickael (au centre). D'origine algérienne, mais française à tous égards, Yamina, qui est domiciliée à Cambrai, dans le Nord de la France, a l'expérience de transports fréquents entre la France et le Maroc, qu'elle effectue à la demande, jusqu'au pas de porte de l'adresse indiquée, dans n'importe quelle région du Royaume. J'avais reçu ses coordonnées par le "téléphone arabe", bien entendu.

J'avais au préalable sollicité des devis d'entreprises suisses spécialisées. Mais j'ai donné la préférence à la solution proposée par Yamina. Non que celle-ci soit forcément plus avantageuse du point de vue du prix. Mais elle est plus souple, plus personnalisée et plus conviviale, ainsi qu'en témoigne l'ambiance qui se dégage de ces photos, malgré le stress des délais à respecter et la pluie qui s'est mise à nous accompagner.

Le mobilier et les objets que j'apporte au Maroc ont été choisis parce qu'ils correspondent à un certain style. De facture classique, ils se marient bien avec l'intérieur que j'ai voulu (voir notamment les messages Sobriété des seuils en bejmats et des sols en zelliges ou Le tadelakt s'impose en grand seigneur sur les murs et les plafonds). C'est par exemple le cas de ce tapis d'Orient (à droite) représentant des scènes de chasse et qui met la nature au premier plan. De quoi permettre aussi à la maîtresse de maison helvétique de continuer de moderniser son intérieur !

Jonas (à gauche) nous a prêtés main forte. Il est vrai que la partie inférieure de ce vaisselier en cerisier était plutôt lourde ! Quelque 15 mètres cubes de meubles et d'objets ont été entassés dans la camionnette de Yamina (au centre), avec le souci de ne pas perdre le moindre recoin. Finalement, le chargement s'est bien achevé (à droite), sur le coup de minuit. Dans le courant de la nuit, le convoi passait la frontière suisse, en direction de l'Espagne, puis de Nador. Prenant l'avion demain matin, je devrais en principe réceptionner son contenu à Ouled Teima d'ici une petite semaine. Inchallah !

18 juin 2009

Un Sénégalais crée des meubles originaux à partir d'objets de récupération



Il s'appelle Ousmane M'Baye et il est sénégalais. Les meubles qu'il crée utilisent des matériaux de recyclage, comme des tubes et des tôles galvanisés, des fûts de pétrole et des roulements à billes, qu’il transforme de manière artistiques et fonctionnelle. Tout l'inspire : un moment de bonheur ou de tristesse, la vie, la nature. A gauche, voici une table transformée selon des canons très personnels. Au centre : une armoire colorée et, à droite, un fauteuil confortable, portant une patte reconnaissable.

Habitant le quartier des artisans de Dakar, Ousmane M'Baye a commencé par récupérer des matériaux dont ses compatriotes ne voulaient plus, pour les transformer en luminaires. Puis il a été attiré par les fûts de pétrole et leurs couleurs chatoyantes, qui demeuraient polluants ou utilisés à des fins dévalorisantes. Sa démarche consiste à mettre en avant l’aspect universel de son travail. Il est designer africain mais, dit-il, " je ne fais pas du design africain. Je veux me sentir libre de toute appartenance". A ses yeux, il convient de juger l’objet sans misérabilisme, regarder la matière en tant que telle, oublier l’aspect récupération, et l’estimer comme matière première. En revanche, ajoute-t-il, côté prix, le design doit être accessible !

Ces quatre dernières années, l'artiste sénégalais a exposé ses meubles dans son pays, puis en France. Il vient de les présenter au Viaduc des Arts, à Paris, avant de participer, début juillet à une exposition panafricaine en Algérie, avec l'espoir que des horizons plus larges encore s'ouvrent devant lui. On les lui souhaite, tant son travail est intéressant et mérite d'être encouragé, à la fois comme exemple d'un recyclage efficace et comme production africaine intelligente, dont on peut espérer qu'elle fasse des émules.

17 juin 2009

Un intérieur marocain "surchargé" ? Voilà ce que c'est !



Une internaute qui suit attentivement ce blog (parmi beaucoup d'autres fidèles, et je les salue tous !) m'a laissé deux commentaires sous les messages Sobriété des seuils en bejmats et des sols en zelliges et Symphonie de zelliges en rouge et blanc jusqu'au pop art. Signant flossette du terrier et marquise de la mamounia, elle s'inquiète, sur le mode interrogatif. La déco du Jardin aux Etoiles ne serait-elle pas surchargée ?

Je la rassure (fraternellement) : non, ce n'est pas le cas ! Si les sols utilisent quelques effets de zelliges et de bejmats, les murs sont uniformément couleur terre. Voire dans certains cas rouges ou marron.

Voici, sur les trois photos ci-dessus, ce qu'est réellement un intérieur "surchargé" au Maroc. Ces photos ont été prises dans une maison d'Agadir, qui fait l'objet d'une location. A gauche, on constate que les carrelages montent jusqu'au plafond et qu'ils sont d'une discrétion... à faire pâlir une marquise européenne. Cet exemple est loin d'être un cas isolé. Représentatif d'un logis plus confortable que la moyenne, il trouve son inspiration au plus haut sommet de l'Etat, jusque dans la déco des palais royaux, ainsi qu'en témoignent des images parues sous Le prince Moulay Hassan, sur qui repose l'avenir du Royaume du Maroc ou encore Rabat vue d'avion puis le Palais royal par Google Earth et Daily Motion (s'attarder dans ce dernier cas sur la video).

Au centre
, c'est le festival des formes, des couleurs et du clinquant ! Le salon est typiquement marocain, avec ses fauteuils disposés tout autour, sa table basse et ses rideaux... voyants. A droite, c'est le pompon (à mes yeux) : trois types de motifs sur les carrelages, et il y en a partout, partout ! Certains aiment ça, et c'est bien sûr leur droit. Mais ce n'est pas ce que j'apprécie le plus au Maroc.

Elections communales marocaines : le PAM gagne, le maire d'Agadir réélu



Au terme d'une campagne électorale marquée par un désintérêt certain de nombre de Marocains (à gauche des panneaux improvisés, comme en voit partout dans le pays), les élections communales ont eu lieu vendredi dernier. Le taux de participation a dépassé les pronostics : 52,4 % des inscrits se sont déplacés aux urnes (au centre). Il a même atteint 66 % auprès des jeunes de 18 à 25 ans. Le monde rural a presque voté autant que les villes. Il faut toutefois souligner que cette participation est calculée sur les 13,36 millions d'inscrits, ce qui signifie que seuls quelque 7 millions de Marocains se sont rendus aux urnes, alors que les personnes en âge de voter doivent avoisiner les 20 millions (c'est une estimation personnelle).

Par ailleurs, le pourcentage des bulletins nuls atteint 11 %, ce qui paraît énorme mais s'explique, entre autres, par la forte proportion d'analphabétisme. A droite, on voit un représentant du parti islamiste modéré PJD en train d'essayer de convaincre une femme amazighe qui n'en demande vraisemblablement pas tant. Quoi qu'il en soit, les bulletins de vote sont exclusivement en arabe. Une Franco-Marocaine, Farida Lamrani, raconte les obstacles qu'elle a rencontrés en votant à Casablanca. A lire sous http://www.yabiladi.com/article-politique-1772.html

On signale aussi de nombreux accrocs aux principes démocratiques. L'achat de votes n'est pas un événement exceptionnel... Je lis qu'un cas de flagrant délit a été constaté à Dcheira, dans la banlieue d'Agadir (voir http://www.albayane.ma/pdf/pdf612009125935PM2.pdf). Mais ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres. Pour s'en convaincre, on lira un article sur "l'envers du décor" sous http://www.yabiladi.com/article-politique-1769.html. La démocratie est décidément un long chemin.



Outre le parti des absentionnistes, le vainqueur est le PAM (Parti authenticité et modernité), proche du roi Mohamed VI. Créé il y a un an seulement, le PAM est piloté par Fouad Ali El Himma (à gauche), ancien ministre délégué à l’Intérieur et élu président du Conseil municipal de Benguerir (Province de Kelaat Sraghna). Passé à l'opposition il y a quelques semaines, il prive le gouvernement actuel, mené par Abbas El Fassi (Istiqlal-PI), au centre, d’une majorité au Parlement. Le PAM réussit l'exploit de recueillir 21,7% des sièges, devant les conservateurs du PI (19,1 %), les libéraux du Rassemblement national des indépendants (14,8%) et les socialistes de l'USFP. On constate que ces résultats correspondent assez largement au nombre de candidats présentés, ce qui corroborerait assez largement la théorie selon laquelle le succès des partis marocains dépend avant tout de leur organisation.

Dans la région Souss Massa Drâa, qui a voté à raison de 57 %, le RNI arrive en tête (889 sièges), suivi du PI (734), du PAM, qui ne se présentait que dans un nombre de communes restreint (695) et de l'USFP (431). Le Mouvement populaire et les islamistes modérés du PJD enregistrent un faible score. A Agadir, le maire sortant socialiste Tariq Kabbage (à droite) est reconduit dans ses fonctions. La liste de l'USFP a recueilli 27 % des voix. On reconnaît au maire sortant d'avoir beaucoup oeuvré dans le sens de l'embellissement de la ville (voir Agadir : promenade nouvelle et superbe en bord d'océan). Le Rassemblement national des indépendants (RNI) termine en deuxième position, avec 11 % des suffrages.

A Ouled Teima, le RNI l'emporte, distançant largement son éternel rival local, l'Istiqlal. Le PJD obtient une bonne troisième place et devait être l'allié du RNI pour former une nouvelle majorité. Mais l'appétit des "barbus", qui entendaient accéder à la présidence, les a discrédités. D'où une alliance entre les deux anciens rivaux du RNI et de l'Istiqlal, le premier conservant la présidence, qui continue d'être assumée par Mohammed Bouhdoud Boudlal. Je ne connais pas encore les résultats de ma petite commune de Sidi Boumoussa. A Taroudant, où le taux de participation a grimpé à 67 %, l'Istiqlal arrive en tête, suivi du RNI. Les socialistes au pouvoir s'effondrent. Le PJD n'atteint qu'un score modeste.

Photos Maroga.com, MAP, Ouest France

Immobilier : les prix sont toujours élevés mais ils s'essoufflent à Marrakech



Où en sont les prix de l'immobilier au Maroc, à la lumière des effets de la crise mondiale ? Dans le quotidien "L'Economiste" (http://www.leconomiste.com/), Mohamed Mounadi vient de publier une enquête (à gauche) au terme de laquelle il se révèle que le logement continue d’afficher des niveaux "vertigineux", après trois année d'"envolées spectaculaires" atteignant jusqu’à 150 % dans certaines régions. Raisons de cette flambée : spéculation, hausse des matériaux de construction comme le fer et le ciment et arrivée sur le marché d’une clientèle aisée, attirée par des programmes luxueux.

«Les prix n’oscillent que très légèrement entre baisse et hausse, cela en fonction de la disponibilité de l’offre. Il n’y a pas réellement de recul des cours mais plutôt un tassement qui vise à rééquilibrer l’offre et la demande, afin de permettre au marché de se réguler », affirme-t-on à la Fédération nationale des promoteurs immobiliers.

L’impact de la demande de la clientèle étrangère est particulièrement fort à Agadir (au centre, un immeuble neuf construit dans le quartier de Dakhla et à droite un projet en cours de réalisation). Le haut standing a néanmoins accusé le coup : le cours du mètre carré est aujourd’hui de 12'000 dirhams, alors qu’il se situait entre 17'000 et 23'000 dirhams il y a à peine quelques mois. Les nouveaux programmes immobiliers comprennent toutefois très peu d'offres de ce type.


Marrakech garde toujours la cote auprès des étrangers en mal d’exotisme mais s’essouffle, selon les données recueillies par le quotidien économique. Les prix amorcent un net repli, dû notamment au ralentissement des transactions sur le moyen et le haut standing. Du coup, les promoteurs locaux ont décidé de revoir leurs marges à la baisse (1'000 ou 1'500 dh le m2), histoire d’écouler les stocks. C'est ainsi qu'on trouve des villas à 3,75 millions de dh et de grosses demeures à 20 millions de dirhams. Les prix qui frôlaient les 25'000 dh/m2 retrouvent un certain réalisme.

A Casablanca (au centre), la baisse demeure insignifiante. La capitale économique n’arrive toujours pas à faire face aux besoins en habitat. Dans le centre de la ville, le mètre carré oscille entre 15'000 et 30'000 dh. "L'Economiste" observe qu'à Tanger l’immobilier se développe à la vitesse grand V. Le prix du mètre carré flirte facilement avec les 25'000 dh à certains endroits de la cité. Depuis trois ans, la ville du détroit connaît un boom immobilier sans précédent, dû à la montée en puissance de la ville et en particulier à la création de TangerMed (à droite).

Enfin, à Rabat, en dépit d’un ralentissement au niveau de la demande, les promoteurs semblent s’obstiner à ne pas baisser les prix. «Les prix flambent mais ça ne se justifie pas toujours dans la qualité de la construction, très souvent médiocre», s’indigne un futur acquéreur, relayé par "L'Economiste".

16 juin 2009

Arrosage quotidien : mes arbres fruitiers se portent bien



Les arbres fruitiers plantés ces dernières semaines au Jardin aux Etoiles se portent bien, arrosés qu'ils sont chaque jour, ou presque, par Brahim et protégés du vent qu'ils sont devenus (Filets protecteurs pour les orangers, les citronniers et autres bananiers). A gauche, on voit leur alignement au cordeau, entre le chemin du Levant, à gauche, et les anciens figuiers de Bhira (Le puits percé à 130 mètres : et l'eau de la nappe phréatique apparut !). Taillés et quasiment resssuscités, ceux-ci promettent une récolte 2009... hyper abondante !

Cliquez et vous verrez distinctement, au fond, la haie de figuiers de Barbarie et de cactus et plus loin la propriété de ma voisine Algueda (Algueda et Mohamed, adorables voisins de mon douar d'Ouled Alioua). Le chemin du Mimosa (Le chemin du Mimosa pour accéder au Jardin aux Etoiles) se trouve en haut à gauche.

La récolte prochaine des agrumes de toutes sortes (au centre) n'est pas qu'une vue de l'esprit lorsqu'on constate à droite que certains de ces arbres portent déjà de belles promesses.


Ca ne se passe pas trop mal non plus du côté des plantes d'ornement de l'entrée (à gauche). Faisant face au portail amazigh (Au Jardin aux Etoiles entre chien et loup) et accueillant le visiteur, elles sont destinées à leur offrir d'emblée un bouquet de couleurs flamboyant. J'y ai planté, entre autres, des rosiers grimpants de Suisse, dont un buissonnant Churchill aux petites fleurs jaunes, qui semble le mieux parti. Il y a là aussi trois jasmins du Brésil. En cliquant sur l'image, on distingue un jeune olivier au milieu du massif. Il fait partie de la douzaine de ces oléacées plantées le long du chemin du Levant (Le chemin du Levant ondule du portail à la plaza).

Encore qu'il ne faille jurer de rien, mes palmiers-dattiers semblent engageants. Des dattes en puissance fort nombreuses se sont formées (au centre). Mais iront-elles jusqu'à totale maturation ? Il est encore trop tôt pour le dire. Les bananiers, quant à eux, qui se trouvent à droite derrière le palmier, commencent à bien développer leurs feuilles, protégés qu'ils sont par l'installation posée par Omar et Brahim (Filets protecteurs pour les orangers, les citronniers et autres bananiers ).

Coup de baguette magique : le logo du Jardin aux Etoiles au fond de ma piscine !



Après des mois de vaine attente, je l'avais passé par pertes et profits (voir Je fais mon deuil du logo Ezarri au fond de ma piscine... ). Et finalement voilà que le logo du Jardin aux Etoiles (à gauche) vient d'apparaître au fond de ma piscine ! Est-ce l'effet d'un coup de baguette magique ? Pas tout à fait ! Encouragé par Azzdeine, Ali d'Agadir, spécialiste des sols en terres cuites et autres mosaïques (Les zelliges de Fès apparaissent sur les sols du Jardin aux Etoiles), s'est armé d'un super instrument pour découper les cinq étoiles. A l'intérieur des dessins, il a ensuite apposé des zelliges de Fes blancs-gris (au centre). De la terrasse Agadir, au second étage (à droite), voilà le résultat.



J'aurais aimé qu'Ali suive à la lettre le schéma qui m'était parvenu de la société Ezarri, et qui consistait à créer des lignes brisées non pas en coupant les mosaïques, mais en les disposant en biais (cliquer sur l'illustration de gauche). J'ai insisté, remis et envoyé ce schéma à de nombreuses reprises et à plusieurs personnes. Sans succès. Il y a parfois des incompréhensions sur lesquelles il convient de ne rien comprendre...

L'important réside néanmoins ailleurs : dans la réalisation d'un logo qui crée la magie nécessaire (au centre). On m'a demandé si je souhaitais créer le même logo ailleurs dans la piscine. J'ai répondu par la négative. Il me semble que c'est bien comme ça (à droite).

De notre envoyé spécial : Yacine, le "petit vizir".

Carla Bruni Sarkozy aime le Maroc et l'aide à combattre le sida



Carla Bruni Sarkozy (à gauche à Louxor avec son mari) aime le Maroc. Elle l'a déjà montré à plusieurs reprises. Carla et Nicolas Sarkozy ont par exemple passé les fêtes de Pâques 2008 à Marrakech, préférant la douceur de la ville rouge à la grisaille parisienne. Le moins que l'on puisse dire est que cette visite fut discrète. Il n'en existe à ma connaissance qu'un seul témoignage : la photo du centre qui montre deux agents de la sécurité devant les murs (en pisé) de la villa où le couple résidait...

Sensibilisée au drame du sida par la mort de son frère Virginio, la première dame française se mobilise contre cette maladie (à droite), ayant été désignée ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida. Elle est par ailleurs en train de créer sa propre fondation pour "aller à la rencontre des autres, dans des zones désertes où l'accès à la culture est insuffisant".



En décembre dernier, l'Association de lutte contre le sida du Maroc a lancé une opération de sensibilisation et de collecte de fonds et, le 19 décembre, la chaîne 2M a diffusé une émission spéciale de cinq heures au cours de laquelle Carla Bruni Sarkozy (à gauche) a déclaré que l’initiative du Maroc "constitue un exemple unique en Afrique et dans le monde arabe". La campagne Sidaction a permis de recueillir des dons représentant 6,7 millions de dirhams (610'000 euros). Carla Bruni a fait elle-même un don important, dont le montant n'a pas été divulgué.

Quelque 3'000 cas de sida ont été enregistrés officiellement au Maroc. Selon le ministère de la Santé, le Royaume demeure un pays à "faible niveau de prévalence". Des sources indépendantes font état de 20'000 séropositifs. Ces chiffres pourraient en réalité être beaucoup plus élevés. C'est pourquoi les autorités appellent à renforcer la vigilance contre l’épidémie.

De son côté, le président de la République française a effectué une visite officielle au Maroc en automne 2007. Le voici (au centre) défilant aux côtés du roi Mohamed VI. A droite, une intéressante vidéo tournée au Palais royal de Marrakech. Née de père marocain, Rachida Dati se croyait alors quasiment première dame de France. Mais Carla est arrivée entre-temps....