A la rencontre des Marocaines et des Marocains habités par la passion
Je vous avais parlé de la très courte émission promotionnelle sur le Maroc diffusée cet automne sur TF1 dans le message intitulé Créateurs et passionnés marocains sur TF1 chaque week-end. J'ai téléchargé et je dirais même mieux "blogué" six de ces vidéos sur le site du tourisme marocain http://www.visitmorocco.com/index.php/fre, l'ONMT ayant fini par se montrer moins chiche en informations que je ne le déplorais à fin septembre dernier et par présenter ces séquences sur Internet.
Voici quelques-unes de ces rencontres qui font "grandir l'âme" (voir "Maroc. Il y a des pays qui font grandir l'âme" et "Algérie. Le plus beau secret"). A gauche, la première femme d'entreprise du Maghreb nous conte les efforts entrepris pour donner sa pérennité à l'art de la broderie. Au centre, nous retrouvons Zineb, première femme guide du Maroc (voir Dans les hautes vallées des Aït Bougmez et des Aït Boulie). Elle affirme qu'au contraire des hommes, les femmes berbères sont capable de parler de tous les sujets, y compris des tabous. Je l'ignorais et je ne vais pas manquer d'approfondir ce qu'il en est à la première occasion... Le séquence de droite donne la parole à un joueur de luth, qui interprète de la musique arabo-andalouse et souligne l'originalité des musiciens marocains (voir Jouer sa musique au Maroc plutôt que de tenter le pari illusoire de l'Europe et Reflets 2009 du Concert pour la tolérance d'Agadir), ainsi que l'importance du phénomène de fusion des musiques, qu'on observe notamment à Essaouira (voir Festival des Andalousies atlantiques d'Essaouira : "chanter ensemble").
A gauche, voici une jeune femme qui est une autre de mes anciennes connaissances virituelles, Salima Naji, dont j'ai parlé dans mes messages La pierre, ancestrale richesse berbère à sauvegarder, Tout savoir sur l'art de la construction berbère et le dialecte chleuh et Coup de coeur pour l'oeuvre d'un artiste amazigh d'Agadir). Son combat est celui de la restauration des ksours et des kasbahs, en collaboration avec l'Etat, les associations et les anciens. Ces derniers, souligne-t-elle, sont les porteurs des savoir-faire locaux dont le respect conditionnne celui des façons de vivre.
La vidéo du centre nous transporte à Fès, capitale de la fabrication du zellige, où les artisans trouvent la qualité d'argile qui permet d'obtenir le meilleur carrelage possible, qui constitue une des marques les plus typiques de l'artisanat marocain de haut niveau. Je vous invite à consulter quelques-uns des messages que j'ai consacrés à la pose de zelliges au Jardin aux Etoiles : Agadir : terres cuites de Fès à gogo à la coopérative Achabab, Symphonie de zelliges en rouge et blanc jusqu'au pop art ou Des escaliers esthétiques et bien visibles ou encore Sobriété des seuils en bejmats et des sols en zelliges.
Dernière étape, à droite, dans la Vallée du Dadès (voir Ouarzazate et la Vallée des Roses : Le Petit Riad et Dar Timitar) : Mohamed Alani raconte que la rose y est cultivée depuis "la nuit des temps", rapportée qu'elle aurait été de Damas, par des pèlerins. Aujourd'hui, en mai, elle embaume toute la vallée qui a pris son nom. Les roses s'acclimatent à toutes les régions du Maroc. J'en ai planté une cinquantaine au Jardin aux Etoiles. Je le raconte sous Rosiers multicolores, bananiers, cactus, jasmin du Brésil, orangers et Ma première récolte de fruits, celle de l'été 2009.






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